Philippe Wolfenberg

  • Une nuit à Positano

    Une nuit à Positano 

    Dans le crépuscule agonisant, la falaise ressemble à un morceau d’améthyste aux arêtes tranchantes. Sa silhouette parme foncé se détache sur l’écran bleu nuit du ciel et ses pieds plongent dans la mer aux reflets de métal glacé.

    Les lumières de la ville – qui tapisse les collines et descend vers la plage – sont pareilles à des lucioles que la magie des lieux a figées pour prolonger le ravissement qui s’est emparé de moi.

    La chaleur estivale d’un vent léger venu du large est atténuée par les embruns qu’il s’entête à ramener vers les terres. Outre ces souvenirs funèbres des vagues déchirées par les sombres sentinelles rocheuses protégeant le rivage, il est chargé de fragrances marines auxquelles se mêlent subtilement les senteurs de la végétation qui parsème les alentours.

    Ce mélange voluptueux de sensations visuelles et olfactives s’est imposé dès que je suis arrivé sur la terrasse de la Villa Tre Ville.

    Une autre surprise, plus agréable encore, s’offre à moi lorsque je la vois. Je n’aurais osé imaginer qu’elle puisse être plus belle que sur les photos qu’elle m’a envoyées. Et pourtant…

    Assise à une table, près de la balustrade, elle porte une robe bustier en lamé carmin (contrastant de parfaite manière avec sa chevelure noir de jais coiffée à la garçonne) qui épouse étroitement chaque courbe d’un corps fait pour attirer le regard.

    Comme si elle avait senti ma présence, elle se retourne et, sur ses lèvres bien pleines, se dessine l’ombre d’un sourire ; tacite approbation quant à mes efforts vestimentaires afin d’être en adéquation avec le luxe de cet hôtel de la côte amalfitaine.

    L’ambre foncé de ses iris s’illumine quand elle lit, sur mon visage, l’admiration et le désir non feints que sa plastique provoque chez moi.

    Je prends place en face d’elle et, protégés des autres convives par une colonne qu’une lanterne teinte de jaune ocre, nous commençons à deviser.

    • Bonsoir, Gemma… Désolé pour le retard… Le trafic était inhabituellement dense…
    • Ce n’est pas grave, Phil… Puisque tu es là…
    • Tu as commandé ?
    • Non ! Je t’attendais…

    A mesure que les plats se succèdent, accompagnés de grands crus, nous prenons plaisir à dévoiler nos vies respectives. Nous nous sommes croisés sur un site de rencontre et, ce soir, la réalité, bien plus substantielle que le virtuel dont nous avons vite atteint les limites, nous permet d’approfondir cette connivence qui a prévalu au commencement.

    • De tous ceux qui t’ont précédé, tu es, assurément, le plus intéressant…
    • Dit-elle, sans distinction, à toutes ses proies…

    Elle plisse les yeux et rit doucement.

    • Je t’assure… Tu sais, aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été à la recherche de mon jumeau… Un frère de cœur, de corps mais, surtout, d’esprit…
    • Et si je suis là, c’est que tu ne l’as pas encore trouvé… N’est-ce pas ?
    • En effet… Mais…
    • Mais ?
    • Sans doute ma réponse sera-t-elle différente… Dans quelques heures…
    • Il me tarde d’y être…
    • Impatient ? Quel paradoxe !
    • Pourquoi ?
    • Parce que ce n’est pas caractéristique d’un joueur… Néanmoins, je suis persuadée que tu l’es…
    • Impatient ou joueur ?
    • Les deux ! Et j’avoue que ça me déstabilise…
    • Un bon ou un mauvais point ?
    • Devine !

    Après le café, alors que Gemma déguste son limoncello avec un petit air de chatte alanguie et que je profite des saveurs incomparables d’un vieux rhum brun, le silence s’installe. Nous ne nous quittons pas des yeux. A quoi pense-t-elle ? Je paierais cher pour le savoir. Quelques instants auparavant, elle m’a confirmé qu’elle consommait les hommes comme d’autres les cigarettes ou l’alcool. Je lui ai dit que j’étais un « chasseur de femmes »… Sans vraiment préciser le sens que je donnais à cette expression.

    • On y va, Phil ?
    • On y va !
    • Ta chambre ou la mienne ?
    • Peu importe…

    Elle passe son bras sous le mien et se serre contre moi. Son parfum de mûre sauvage me trouble. Je sais que je n’ai qu’une nuit pour la séduire et en faire, peut-être, la compagne du reste de mon existence. C’est tout le mal que je me souhaite… Ou, plutôt que je lui souhaite car, elle l’ignore, bien sûr mais elle n’a qu’une nuit pour changer ma personnalité… Celle d’un tueur en série. Pourtant, il suffirait que je trouve ma jumelle… Une sœur de cœur, de corps mais, surtout, d’esprit.

  • This is the end...

    Ne jamais chercher un sens à la vie puisqu'elle en est dépourvue... Et ne jamais faire confiance puisqu'on est toujours déçu et que, au final, on se retrouve toujours seul !

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  • Et de 3 !!!!!

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     D’après le « Petit Larousse illustré », le mot aventure signifie événement imprévu et surprenant.

    « Aller simple pour l’aventure » est un recueil de 16 nouvelles où le passé, le présent et le futur emmènent le lecteur dans des lieux qu’il ne quittera qu’à regret, tant les personnages et les situations qu’ils affrontent lui feront oublier le morne quotidien.

    Chasseurs de gibier humain, sauveurs de belles dames en détresse, vengeurs impitoyables, voyageurs astraux, entités extraordinaires et autres serial killers sont au service de celui (ou celle) qui parcourra les pages de ce livre afin de lui permettre de vivre, quelques heures, dans l’univers fascinant de l’imaginaire.

  • Un pas après l'autre...

    Couverture et manuscrit (ou plutôt tapuscrit) envoyés, hier, chez l'éditeur... J'attends la sentence... undecided